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Les traces historiques de la consommation de porc

Viande savoureuse et moelleuse à la fois, il est incontestable que le porc avait ses adeptes dès les débuts de la civilisation humaine. Tabou et interdit pour certains, le porc obtient cependant ses lettres de noblesse chez d’autres, compte tenu de ses qualités culinaires.

Le porc est apprécié depuis la préhistoire.

Selon les archéologues, les premières domestications des cochons remontent environ à 10 millénaires av. J.-C. Les fouilles ont révélé la présence d’élevages en Asie occidentale (la Turquie) et en Chine, mais certains scientifiques avancent l’hypothèse d’une domestication présente aussi en Europe et d’autres endroits du monde. Étant donné l’utilité restreinte de cet animal, on estime que son apprivoisement avait une vocation alimentaire.

Chinois, Grecs et Romains, dégustateurs historiques de viande de porc.

Il est parfois d’usage de se référer à la cuisine chinoise quand il s’agit de cuire du porc. Cette nation où la cuisine est une culture à part entière a toujours fait du porc une base de mets emblématiques. Au IIIe millénaire avant notre ère, en Europe, ce sont les Grecs qui ont le plus considéré cet animal comme une source alimentaire de choix. Mais ce sont les Romains qui l’ont le plus développé, en créant des recettes dignes des orgies fastueuses de cette époque.

L’Europe, consommatrice et spécialiste.

En Gaule, les élevages de porcs, parfois en semi-liberté, étaient nombreux et constituaient une source appréciée de viande. Dans les périodes médiévales en Europe, c’est l’animal le plus consommé. Au fur et à mesure des siècles, l’intérêt croissant pour le porc a conduit au XVIIIe aux prémices de son industrialisation.

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