L’Hexagone possède des élevages ovins sur tout son territoire, avec plus d’une trentaine de races répertoriées. La consommation de viande ovine continue de régresser mais paradoxalement, la production ne couvre toujours que la moitié des besoins nationaux. En fait, le marché est en quête de rentabilité.
Une diversité et une qualité qui ne paient pas ?
Les ovins sont une des catégories d’animaux domestiques les plus faciles à élever grâce à leur aptitude d’acclimatation, leur reproduction rapide… La qualité de la viande ovine française est on ne peut plus remarquable car le cheptel est élevé en plein air et majoritairement nourri à l’herbe ou avec du fourrage produit sur l’exploitation.
Mais le secteur a un plus gros besoin de main-d’œuvre et nécessite des techniques bien plus contraignantes, générant donc plus de coûts. La baisse de la consommation en France enfonce le clou et réduit l’intérêt des éleveurs actuels ou potentiels.
Y-a-t-il une chance pour que le marché reparte à la hausse ?
Pour l’instant, l’élevage ovin français est dans l’expectative malgré des efforts ici et là pour améliorer la productivité. Grâce à des tentatives d’amélioration des moyens techniques, des retombées des aides de la PAC rééquilibrées depuis 2010, des prévisions à la hausse de consommation… la filière ovine offre encore de l’espoir. D’autres analystes ajoutent même que la disponibilité de cette viande dans le monde va nettement diminuer dans les années à venir. Une éventualité qui devra donc être étudiée de près par les intéressés.


