L’éventualité d’une zone de libre-échange avec l’Amérique du Nord peut-elle représenter un débouché supplémentaire pour une viande française en mal de clientèle ? Les acteurs de la filière bouchère de l’Hexagone ne cessent de part et d’autre de débattre de l’enjeu d’un tel traité.
Qu’est-ce qui fait peur aux éleveurs français ?
Les enjeux sont de taille pour les producteurs étant donné en premier lieu, que la viande américaine est plus importante en volume. Cela entraînerait une remise en cause des capacités d’élevage, mais surtout une remise en question des normes de production. La bataille pour la compétitivité de nos éleveurs pourrait notamment être perdue d’avance, à moins de compter sur un revirement vers une similitude avec les systèmes d’engraissement dits « feedlots » américains.
Mais cela revient à abandonner une certaine idées du concept VBF. Ce qui est sûr pour l’heure : les négociateurs européens continuent à proscrire toute viande hormonée et dont la production a été irrespectueuse de l’environnement et du bien-être animal.
Mais où est l’avantage ?
C’est en fait la capacité de négociations qui permettra au secteur de trouver une solution avantageuse et pérenne. En restant ferme sur certaines conditions, dont l’application des règles fondamentales qui ont toujours fait la qualité de la viande européenne, la VBF aura des chances de fournir le plus gros marché de viande au monde : les États-Unis. Reste à maximiser l’enveloppe d’aides des états accordée aux éleveurs, particulièrement ceux situés en zones peu propices à l’élevage.


