En France, l’alimentation des races bovines est essentiellement constituée de produits végétaux. L’interdiction des protéines animales remonte à 1990. Toujours est-il que ce volet de l’élevage est sans cesse discuté, sous l’égide d’éminents bouchers dont une bonne partie conteste aujourd’hui la qualité de la viande française. Ils disent que ça manque de gras !
Ce qu’on leur donne en France ?
En bon néophyte que nous sommes, on a toujours pensé que les bœufs, ça ne mangeait que l’herbe des champs. Il y aurait 2 hectares de verdure pour un seul bœuf chez nous ! En fait les 100% de matières végétales, c’était 60 à 80 % d’herbe (sous toutes ses formes), 18 à plus de 35% de mélange de maïs, céréales et de tourteaux, puis 1 à 2% de doses de vitamines et de minéraux. Pour les vraies races à viande, l’engraissement effectué jusqu’à l’âge de 3 ans est entamé à 9 mois, après une longue période avec la mère.
Des alternatifs à l’herbe pour engraisser ?
D’après les nutritionnistes animaliers, il n’y en a aucun. Mais nourriture essentiellement à base de maïs ensilé, de céréales de tourteaux de soja et de minéraux, sont plus efficaces pour donner du « muscle » au bœuf. Et c’est justement la raison pour laquelle des professionnels « de la viande française » s’insurgent du fait que la quantité d’herbe ingurgitée par les animaux a diminué considérablement. En laissant place à la culture industrielle (le gavage aux céréales), les éleveurs français auraient compromis la culture traditionnelle française.
L’élevage Bio à la rescousse ?
Dans ce « nouveau » mode d’élevage, l’environnement et le mode alimentaire procuré aux bêtes de fermes un bien-être qui devrait leur permettre de se développer normalement. Les résultats d’une telle technique sur la qualité de la viande ne sont pas pour autant établis.


