En marge d’une réflexion et des recherches des acteurs du marché visant à améliorer aussi bien la production que l’écoulement des produits français, l’élevage Bio gagne du terrain. Seulement, même si le procédé est à première vue simple, puisque tout se trouve gratuit dans la nature, sa démocratisation est poussive. Pourquoi ?
Retour aux méthodes traditionnelles plus laborieuses.
L’élevage Bio reprend plus ou moins l’attitude pastorale d’antan, quand les paysans laissaient leurs bêtes paître dans la nature et coucher dans une étable douillette. De même, les animaux sustentés avec ce mode ont un libre accès au pâturage de l’extérieur ainsi qu’à un grand espace intérieur rempli de pailles. Un travail très physique pour l’éleveur.
Des soins plus drastiques.
L’alimentation du bétail devra être issue d’une agriculture respectueuse de l’équilibre naturel, sans pesticide, sans OGM, avec usage de fertilisants naturels… Il est même question de bien sélectionner les races selon le milieu climatique en présence. Hormis l’alimentation, les thérapies sont aussi basées sur la médecine douce, même si la consultation du vétérinaire est toujours obligatoire.
Mais le Bio est-il synonyme de manque de rentabilité ?
Ce choix d’une méthode d’élevage plus rigoureuse devait bien sûr faire suite à une longue réflexion sur sa rentabilité. Bon nombre d’éleveurs craignent en effet que la marginalité actuelle des produits du genre ne touche encore la viande Bio. Mais à l’issue d’une étude de l’INRA sur la base des résultats d’exploitation de la ferme expérimentale de Mirecourt, dans les Vosges, cet institut dévoile que l’élevage Bio fait appel à peu d’intrants et consiste en peu de charges opérationnelles. Pourtant, la production a augmenté de 25% en 10 ans.


